La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird est un peu le roman qu’on n’ose pas vraiment souhaiter lire et qu’on dévore quand même d’une traite. En 2025, une épidémie nommée « le Fléau » se propage à vitesse grand V et ne touche que les hommes. Tous les hommes. En quelques mois, la moitié de l’humanité disparaît. Un concept glaçant, surtout quand on a vécu les confinements COVID et qu’on sait à quel point notre monde peut basculer du jour au lendemain.
Ce premier roman de l’autrice écossaise pose une question vertigineuse : comment les femmes vont-elles reconstruire le monde après la disparition des hommes ? À travers les destins croisés de plusieurs héroïnes — d’Édimbourg à Tokyo en passant par la Sibérie —, cette dystopie féministe nous offre une réflexion profonde sur la fragilité de nos sociétés et notre capacité à nous relever. Alors, est-ce que ce roman tient ses promesses ? Spoiler : oui, mais avec une fin qui m’a frustrée. Je t’explique tout.
Qui est Christina Sweeney-Baird, l’autrice du roman dystopique féministe La fin des hommes ?
Avant de devenir romancière, Christina Sweeney-Baird était avocate spécialisée en contentieux des affaires à Londres. Née en 1993, elle a grandi entre Londres et Glasgow et a étudié le droit à Cambridge. Elle a également collaboré avec The Independent et le Huffington Post en tant que journaliste indépendante. Autant dire qu’elle connaît son monde : le droit, les rouages institutionnels, les réactions politiques face à une crise. Tout ça transparaît dans son roman.
La fin des hommes est son premier roman, écrit entre 2018 et 2019. Donc, avant la pandémie de COVID-19. Oui, tu as bien lu ! Elle a imaginé une épidémie mondiale, les confinements, les réactions gouvernementales désastreuses et l’effondrement sociétal. Un an avant que la réalité ne la rattrape. Bluffant et glaçant à la fois. Cette formation juridique et journalistique lui donne une approche ultra-réaliste et documentée qui rend le roman encore plus crédible. Elle travaille actuellement sur son deuxième roman et vit à Bloomsbury, à Londres. Une autrice à suivre de près dans la science-fiction sociale et politique.
Résumé du roman dystopique féministe La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird (sans spoiler)
Nous sommes en 2025, une épidémie foudroyante, baptisée « le Fléau », se répand à travers le monde entier. Particularité terrifiante : elle ne touche que les hommes. Tous les hommes. En quelques jours, ils développent des symptômes grippaux. En 48 heures, la majorité décède. Pas de traitement. Pas de vaccin. Pas d’échappatoire. La moitié de l’humanité disparaît sous les yeux horrifiés de l’autre moitié.
La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird suit plusieurs femmes aux quatre coins du globe qui tentent de comprendre, de survivre et de reconstruire dans ce nouveau monde. À Édimbourg, Amanda est la médecin-urgentiste qui détecte les premiers cas et tente désespérément d’alerter les autorités (qui, évidemment, ne la croient pas tout de suite). À Tokyo, Rina assiste impuissante à la mort de son mari et doit élever seule ses enfants. En Sibérie, Anva voit sa petite communauté se vider de ses hommes. Aux États-Unis, Catherine perd son fils et bascule dans le deuil. Chacune raconte son vécu, son parcours, sa reconstruction.
Ce qui rend le roman captivant ? C’est cette structure en roman choral. Chaque chapitre change de personnage, de lieu, de temporalité. On suit l’évolution de la catastrophe jour après jour, année après année. De l’apparition du Fléau jusqu’à cinq ans plus tard. Christina Sweeney-Baird ne se contente pas de raconter une épidémie. Elle interroge ce qui reste quand les institutions s’effondrent, quand les rapports de force changent radicalement, quand il faut tout réinventer. Que vont devenir les rares hommes survivants ? Comment les femmes vont-elles réorganiser le monde ? Peut-on vraiment repartir de zéro ?
C’est troublant, réaliste. Ça résonne douloureusement avec ce qu’on a vécu pendant la COVID. Sauf qu’ici, l’autrice avait tout écrit avant.
📚 Infos pratiques :
- Titre original : The End of Men.
- Éditeur français : Charleston.
- Date de parution : 2021 (VO), 2022 (VF).
- Nombre de pages : 447 pages.
- Genre : science-fiction dystopique.
- ISBN : 978-2351782620.
- Obtention : emprunt à la bibliothèque.
Mon avis sur La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird
Ce qui rend ce roman dystopique exceptionnel
Une prémisse audacieuse et parfaitement exécutée
Une épidémie qui ne touche que les hommes. Sur le papier, ça pourrait vite basculer dans le sensationnalisme ou la caricature. Pourtant, Christina Sweeney-Baird s’en sort avec brio. Elle ne tombe jamais dans le piège du « tous les hommes méchants » ou du « monde parfait sans eux ». Non ! Elle pose une question plus fine : que se passe-t-il quand un équilibre millénaire vole en éclats ?
Le virus est décrit avec une précision scientifique impressionnante. Les symptômes, la transmission, les recherches médicales, les protocoles sanitaires… tout sonne juste. Quand tu sais qu’elle a écrit ce roman avant la pandémie de COVID, tu te dis qu’elle a carrément un don de voyance. Les réactions politiques (le déni, la panique tardive, les décisions absurdes) résonnent douloureusement avec ce qu’on a vécu. Sauf qu’ici, l’enjeu est encore plus vertigineux. C’est la moitié de l’humanité qui disparaît. Autant te dire que c’est glaçant.
Des personnages féminins riches et diversifiés
Un roman choral peut vitre devenir bordélique. Trop de voix, trop de noms, on ne s’y retrouve plus. Ici, chaque personnage possède une vraie identité, une trajectoire propre. Amanda, la médecin écossaise qui essaie de sauver le monde alors que personne ne l’écoute, m’a particulièrement marquée. Son impuissance face à la bureaucratie, sa colère, son épuisement sont terriblement humains.
Catherine, la mère qui perd son fils à Londres, représente la figure du deuil impossible. Comment continuer quand ton enfant meurt dans une pandémie qui ne devrait même pas le toucher ? Rina, au Japon, incarne la résilience silencieuse. Elle doit gérer son chagrin, ses enfants et reconstruire une vie dans un pays en plein chaos.
Ce qui m’a bluffée ? C’est la diversité géographique et culturelle. On ne reste pas coincées dans une seule vision occidentale de la catastrophe. On voit comment le Fléau impact différemment les sociétés : le Japon, les États-Unis, la Russie, l’Écosse, l’Afghanistan… Chaque culture réagit à sa manière. Cette multiplicité de points de vue enrichit considérablement le propos.
Une réflexion sociétale profonde
Au-delà de l’épidémie, le roman La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird pose des questions dérangeantes. Que deviennent les structures de pouvoir dans un monde sans hommes ? Les femmes vont-elles reproduire les mêmes schémas patriarcaux ou réinventer autre chose ? Les rares hommes survivants deviennent-ils des ressources précieuses ou des cibles ?
Christina Sweeney-Baird ne tombe pas dans le piège de la dystopie « girl power » simpliste. Elle montre autant l’entraide que la violence, autant la solidarité que l’opportunisme. Certaines femmes prennent le pouvoir avec sagesse. D’autres reproduisent les travers qu’elles dénonçaient. C’est nuancé, complexe et réaliste.
Le roman interroge également nos fragilités collectives : à quel point nos sociétés reposent-elles sur des équilibres précaires ? Quand les piliers s’effondrent, on fait quoi ? On panique ? On s’organise ? On se déchire ? Spoiler : un peu des trois. C’est ce qui rend le roman si percutant.
Une écriture fluide au service du récit
Niveau style, c’est accessible sans être simpliste. Christina Sweeney-Baird ne s’embarrasse pas de phrases alambiquées. Elle va droit au but. Elle enchaîne les chapitres avec un rythme soutenu et maintient la tension narrative du début à la fin. Les passages médicaux entre émotion et action demeurent bien dosés. Tu ne te noies pas dans les larmes. Mais tu ressens quand même la douleur des personnages. Les scènes choc (et il y en a) sont traitées avec justesse, sans voyeurisme.
Les faiblesses qui m’ont frustrée
Une fin précipitée et frustrante
Bon, maintenant, parlons de l’éléphant dans la pièce : la fin. Autant te dire que c’est là que le roman m’a déçue. Après 400 pages d’une montée en tension impeccable, d’arcs narratifs complexes et de personnages attachants, tout se règle en une cinquantaine de pages. Comme ça. Paf !
Certains personnages disparaissent sans que l’on sache ce qu’ils deviennent. Des intrigues secondaires restent en suspens. La reconstruction du monde, qui aurait mérité tout un développement, est expédiée. On passe de « tout est en ruines » à « finalement ça va mieux » sans vraiment voir comment on y arrive. C’est comme si l’autrice avait soudainement réalisé qu’elle avait atteint sa limite de pages et s’était dit « bon, on va accélérer maintenant ».
J’aurais aimé un épilogue plus étoffé. Voir comment les sociétés se stabilisent. Comprendre les choix politiques à long terme. Découvrir ce que deviennent les survivants masculins après 10, 15, 20 ans. Au lieu de ça, on reste sur notre faim, avec l’impression d’un immense potentiel gâché.
Quelques longueurs dans la partie centrale
Si la fin du roman dystopique féministe La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird est trop rapide, certains passages au milieu du roman s’éternisent un peu. Quelques chapitres auraient pu être condensés sans perdre en impact. Par moments, on sent que l’autrice veut montrer toutes les facettes de la catastrophe. Mais cela crée des répétitions. Plusieurs personnages vivent des situations similaires (deuil, panique, reconstruction) et on se retrouve à lire des variations du même schéma.
Bien que ce ne soit pas catastrophique, ça casse parfois le rythme. J’ai eu deux ou trois moments de « bon, on avant quand ? »
Un message parfois trop appuyé
Le propos féministe du roman est pertinent. Mais parfois, il est un peu trop souligné au feutre fluo. Certains dialogues sonnent comme des tribunes militantes plus que comme des échanges naturels. On sent l’autrice qui veut s’assurer qu’on a bien capté le message.
J’aurais préféré plus de subtilité, faire confiance au lecteur pour comprendre les enjeux sans tout expliciter. Mais bon ! C’est un défaut mineur comparé aux qualités du roman.
La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird : pour qui est ce roman dystopique féministe ?
Tu vas adorer ce livre si :
- Tu kiffes les dystopies réalistes postapocalyptiques qui te collent la chair de poule ;
- Tu cherches une SF féministe intelligente qui ne tombe pas dans les clichés ;
- Tu as aimé Le Pouvoir de Naomi Alderman ou Vox de Christina Dalcher ;
- Les récits choraux multipersonnages te plaisent (tu n’as pas besoin d’un seul héros pour accrocher) ;
- Tu veux une lecture qui fait réfléchir sur notre société et ses fragilités ;
- Tu es curieux de savoir comment le monde se reconstruirait après une catastrophe de cette ampleur
Passe ton chemin si :
- Tu détestes les fins ouvertes et frustrantes (spoiler : celle-ci l’est) ;
- Tu cherches une action non-stop style blockbuster (c’est plus contemplatif et introspectif) ;
- Les thématiques féministes ne t’intéressent pas du tout ;
- Tu préfères les récits avec un narrateur unique (ici on change de point de vue tous les chapitres) ;
- Tu as du mal avec les livres lourds émotionnellement (deuil, perte, effondrement).
La fin des hommes vs autres dystopies féministes : comparaison
Si tu aimes les dystopies qui interrogent les rapports de genre, La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird s’inscrit dans une lignée d’œuvres puissantes. Voici comment ce roman dystopique féministe se situe par rapport à d’autres références du genre :
vs Le Pouvoir de Naomi Alderman
- Similarités : Les deux romans explorent un renversement radical des rapports de pouvoir entre hommes et femmes. Les deux questionnent : que se passe-t-il quand l’équilibre millénaire bascule ?
- Différences : Dans Le Pouvoir, les femmes acquièrent une capacité physique qui les rend dominantes. Dans La fin des hommes, c’est la disparition pure et simple des hommes. Ici, pas de domination. Juste du vide. Le Pouvoir est plus cynique. Les femmes deviennent aussi violentes que les hommes. La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird reste plus nuancé.
vs Vox de Christina Dalcher
- Similarités : Réflexion sur la place des femmes dans la société et sur les mécanismes d’oppression. Les deux sont des dystopies glaçantes.
- Différences : Vox explore un monde où les femmes sont réduites au silence (limité à 100 mots par jour). C’est une dystopie d’oppression. La fin des hommes explore un monde où les hommes disparaissent. C’est une dystopie de vide. Vox est plus claustrophobe et oppressant. La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird est plus contemplatif.
vs Les Chroniques du Pays des Mères d’Elisabeth Vonarburg
- Similarités : Sociétés matriarcales postapocalyptiques où les hommes sont devenus rares.
- Différences : Les Chroniques se déroulent plusieurs siècles après la catastrophe, dans un monde déjà stabilisé. La fin des hommes raconte la catastrophe en direct et les premières années de reconstruction. C’est plus immédiat, plus brutal !
Mon verdict
La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird se distingue par son réalisme quasi documentaire et sa structure chorale internationale. C’est moins radical que Le Pouvoir, moins oppressant que Vox, moins distant que Les Chroniques du Pays des Mères. C’est le roman qui te fait penser : « Putain, ça pourrait vraiment arriver demain. » C’est ce qui le rend terrifiant.
Mon conseil pour La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird
À lire absolument si tu cherches une dystopie intelligente qui interroge notre société et ses fragilités. La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird fait partie de ces romans qui te collent sous la peau, qui te font réfléchir, qui résonnent avec notre époque. Le fait qu’il ait été écrit avant la COVD le rend encore plus troublant.
Prépare-toi juste à être frustré par la conclusion. Ça ne gâche pas tout le roman, mais ça empêche de décerner la cinquième étoile. Malgré ce défaut, c’est un roman marquant qui mérite sa place dans la SF féministe contemporaine. Si tu aimes les dystopies qui posent les bonnes questions, même si les réponses sont inconfortables, fonce.
Conclusion
La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird reste une lecture puissante, dérangeante et profondément actuelle. Entre anticipation glaçante et réflexion sociétale, ce roman dystopique interroge nos fragilités collectives avec une justesse troublante. Oui, la fin est frustrante. Oui, quelques passages s’éternisent. Mais l’ensemble reste un incontournable de la SF féministe qui mérite largement ton attention.
Et toi, qu’as-tu pensé de La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird ? La fin t’a-t-elle autant frustrée que moi ?
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FAQ — Tes questions sur La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird
La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird est-il un bon livre ?
Oui, c’est un très bon roman dystopique, à condition d’accepter une fin frustrante. La prémisse est brillante, l’exécution est solide, les personnages sont attachants et la réflexion sociétale est pertinente. Christina Sweeney-Baird maîtrise son sujet, construit une tension narrative efficace et te maintient en haleine pendant 400 pages. Le réalisme de l’épidémie (écrite avant le COVID !) est bluffant.
Mais (parce qu’il y a un mais), la fin précipitée gâche un peu l’expérience. Après tout ce build-up, tu restes sur ta faim. Des arcs narratifs restent en suspens, certains personnages disparaissent sans conclusion satisfaisante, et la reconstruction du monde est expédiée. C’est dommage, parce que le roman avait le potentiel d’être un chef-d’œuvre. Il reste excellent, mais pas parfait.
Si tu acceptes ce défaut, fonce. C’est l’un des meilleurs romans dystopiques féministes de ces dernières années.
Quel est le genre de La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird ?
Science-fiction dystopique avec une dimension féministe forte. Le roman mêle anticipation (épidémie dans un futur proche), drame (deuil, perte, reconstruction) et réflexion sociétale (que devient le monde sans hommes ?). C’est aussi un thriller médical par moments, avec une vraie tension autour de la recherche d’un traitement. Si tu aimes les dystopies réalistes qui interrogent notre société, tu es au bon endroit.
La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird est-il difficile à lire ?
Non, l’écriture de Christina Sweeney-Baird est fluide et accessible. Elle ne se perd pas dans des descriptions interminables ou des phrases tarabiscotées. Le rythme est soutenu grâce à la structure multipersonnages (on change de POV régulièrement, donc pas de monotonie). C’est un page-turner, tu avances vite.
Attention toutefois : les thématiques abordées (mort, deuil, effondrement sociétal, panique sanitaire) peuvent être éprouvantes émotionnellement. Si tu as mal vécu le COVID, certains passages risquent de résonner douloureusement. Ce n’est pas une lecture « feel-good ». C’est sombre, parfois brutal, souvent triste. Mais c’est aussi profondément humain.
Faut-il avoir lu d’autres dystopies avant La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird ?
Non, absolument pas. Ce roman est parfaitement accessible aux novices du genre. C’est même une excellente porte d’entrée vers la SF dystopique féministe. Christina Sweeney-Baird ne présuppose aucune connaissance préalable du genre. Elle construit son univers de manière claire et progressive.
Si tu as déjà lu d’autres dystopies (Le Pouvoir, Vox, La Servante écarlate…), tu apprécieras les références et les nuances. Mais si c’est ton premier roman dystopique, tu vas kiffer aussi.
La fin du roman est-elle vraiment décevante ?
Honnêtement, oui, pour moi, elle l’est. Et, je ne suis pas la seule à le penser (check les avis sur Babelio ou Goodreads, beaucoup de lecteurs partagent cette frustration). Après 400 pages d’une montée en tension impeccable, tout se règle trop vite. Certains personnages disparaissent sans explication, des intrigues restent en suspens, et la reconstruction du monde est expédiée.
C’est comme si tu regardais une série géniale pendant huit épisodes et que le dernier épisode règle tout en dix minutes. Techniquement, il y a une conclusion. Mais elle manque de profondeur et de satisfaction narrative.
Cela dit, ça ne gâche pas tout le roman. Les 400 premières pages valent largement le coup. Mais prépare-toi à être frustré·e.
Où acheter La fin des hommes de Christina Sweeney-Baird ?
Le roman est disponible partout : chez ton libraire indépendant préféré (soutiens-les !), en ligne (Amazon, Fnac, Cultura, Decitre…), et même en occasion (Momox, Gibert, Vinted…). Il existe aussi en version poche chez Charleston (sorti en 2023), ce qui le rend plus accessible niveau budget.
Y a-t-il une suite prévue ?
Non, c’est un roman standalone. Il n’y a pas de suite prévue, et honnêtement, vu la fin ouverte, c’est dommage. Beaucoup de lecteurs aimeraient un tome 2 qui explorerait la reconstruction à plus long terme. Mais Christina Sweeney-Baird a confirmé qu’il n’y en aurait pas. Son prochain roman sera sur un tout autre sujet.
Si tu veux prolonger l’expérience, je te conseille de te tourner vers d’autres dystopies féministes, comme Le Pouvoir de Naomi Alderman ou Les Chroniques du Pays des Mères d’Élisabeth Vonarburg.
Chronique littéraire rédigée le 30 août 2023. Chronique littéraire mise à jour le :



